16/03/2009
UK Subs (Punk)
Au début, le groupe se nommait les UK Subversives, mais il changea de nom pour des raisons pratiques. À l'origine, le groupe se composait de Charlie Harper (chant), Nicky Garrett (guitare), Pete Davies (batterie) et Paul Slack (guitare basse. Charlie, le chanteur, avant de jouer avec les UK Subs, avait fait partie de la scène pub-rock britannique.Toutefois, le style musical des UK Subs étaient assez semblable à des groupes tels que Sham 69, Stiff Little Fingers ou The Vibrators(doctor felgood,eddie and the hot rods ,lurkers). De plus, le groupe combinait l'énergie du punk et du rock and roll de la scène pub rock britannique.
Rapidement, le groupe connu du succès avec la sortie des singles "Warhead", "I Live in a Car" et "Tomorrow's Girls". Plusieurs de leurs chansons entrèrent dans le Top quatre au Royaume-Uni. Leur succès atteignit son apogée en 1980, avec la sortie de leur album le plus vendu: Crash Course.
Puis, dans les années 80, avec l'arrivée de leur nouveau bassiste, Alvin Gibbs et du batteur Steve Roberts. Ils ont expérimenté une musique plus dure (hard core punk) avec un des albums les plus accomplis, flood of lies!!! Des dizaines et des dizaines de musiciens se succédèrent, avec notamment Lars Frederiksen (qui partit rejoindre Rancid), Tezz Roberts (Discharge, Ministry), Karl Morris (The Exploited) ou encore Knox (Vibrators). Bref d'un album à l'autre, d'une tournée à l'autre et pire encore d'une date de concert à l'autre, les membres différaient continuellement. Le seul qui demeura présent depuis la formation du groupe en 1976, fut le chanteur-leader Charlie Harper (qui eut 60 ans en 2005).
Toutefois, depuis 2004, la seconde formation classique de membres (1980-1982) s'est reformé: Charlie Harper (chant), Nicky Garratt (guitare), Alvin Gibbs (guitare basse, ex-Iggy Pop), en plus du jeune Jason Willer à la batterie. Cette formation s'est d'ailleurs reformée régulièrement depuis 1997.
Aussi,en 2004, les UK Subs ont fait une tournée Européenne, puis une tournée d'adieu aux États-Unis. Puis, en octobre 2005, ils ont également sorti un album live, "Violent State", sur le label français Combat Rock.
Par ailleurs, malgré ses nombreux changements de personnel, le groupe n'a jamais cessé de donner des concerts, durant toutes ces années. Ainsi, ils ont joué en France le 4 Février 2008 à Montpellier (avec The Vibrators), le 23 Février 2008 à Lille, le 5 Juillet 2008 à St-Bonnet-le-Château (Oulala Festival) et le 13 Janvier 2009 à Paris (avec The Vibrators).
Les UK Subs ne se sont jamais éteints, devenant ainsi un des rares groupes survivants de l'ère du punk britannique de la fin des années 70.
Les Vidéos Des UK Subs
UK Subs – Live – I live In A Car - Warhead
UK Subs – Live – Self Destruct – Har Of Roses – Police State
Les Membres De UK Subs
Charlie Harper - lead vocals (1976 - present)
Nicky Garratt - lead guitars (1977 - 1983, 1988, 1999, 1999 - 2002, 2004 - present)
Paul Slack - bass (1977 - 1981, 2008)
Pete Davis - drummer (1977 - 1981, 2008)
Alvin Gibbs - bass (1980 - 1983, 1988, 1999 - 2002, 2003 - present)
Rab Fae Beith - drums (1984 - 1988)
Jim Moncur - guitar (1984 - 1988)
Alan Campbell - guitar (1992 - 2004)
Brian Barnes - bass (1992 - 1994, 1996 - 2001, 2002 - 2004)
Simon Rankin - bass (2001 - 2002)
Jamie Oliver - drums (? - present)
Discographie Des UK Subs
Les U.K. SUBS ont la particularité de sortir leurs albums officiels selon l'ordre alphabétique. Ainsi :
Another Kind Of Blues (1979 - Harper, voc / Garratt, guit / Slack, bass / Davies, drum)
Brand New Age (1980 - Harper, voc / Garratt, guit / Slack, bass / Davies, drum)
Crash Course (1980 - Harper, voc / Garratt, guit / Slack, bass / Davies, drum) LIVE
Diminished Responsibility (1981 - Harper, voc / Garratt, guit / Gibbs, bass / Roberts, drum)
Endangered Species (1982 - Harper, voc / Garratt, guit / Gibbs, bass / Roberts, drum)
Flood Of Lies (1983)
Gross Out USA (1984)
Huntington Beach (1985)
In Action (1986)
Japan Today (1987)
Killing Time (1988 - Harper, voc / Garratt, guit / Gibbs, bass / Belvy K, drum)
Live In Paris (1989)
Mad Cow Fever (1991)
Normal Service Resumed (1993)
Occupied (1996)
Peel Sessions 1978-79 (1996 - Harper, voc / Garratt, guit / Slack, bass / Davies, drum)
Quintessential (1997 - Harper, voc / Garratt, guit / Gibbs, bass / Ayer, drum)
Riot (1997 - Harper, voc / Garratt, guit / Gibbs, bass / Ayer, drum)
Submission (1999)
Time Warp (2000 - Harper, voc / Garratt, guit / Gibbs, bass / Pumpy, drum)
Universal (2002)
Violent State (2005 - Harper, voc / Garratt, guit / Gibbs, bass / Willer, drum)
Ajoutons à cela les nombreux singles, EPs, enregistrements lives et d'autres compilations. Une liste quasi-complète est disponible sur le site officiel du groupe
Le Site Officiel de UK Subs : http://www.uksubs.co.uk/
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04/02/2009
Ramones (Punk)
Les Ramones étaient un groupe de punk rock originaire de New York et qui fait partie des premières formations du mouvement punk. Fondé en janvier 1974, le groupe enregistra 14 albums en studio et effectua de nombreuses tournées avant de se séparer en 1996. Leur look se détachait par son minimalisme et son aspect négligé : cheveux longs, blousons de cuir des années 1950, jeans déchirés aux genoux. Ce style sera repris plus tard par le mouvement grunge. Ils n'hésitaient pas à jouer avec l'humour noir accompagné d'une musique entrecoupée de slogans, comme par exemple « Beat on the brat with the baseball bat » - qui signifie en français : « Tape sur le môme avec une batte de base-ball » - ou le titre provocateur de Blitzkrieg Bop, une allusion à la guerre menée par l'Allemagne nazie, « blitzkrieg », le deuxième sens de cette chanson étant un hommage aux kids fans des Ramones qui se déchainent dans leurs concerts, ainsi que « Today your love, tomorrow the world » en référence au fameux « Aujourd'hui l'Allemagne, demain le monde » de Hitler. Naturellement, ces titres ne sont que de la provocation punk.
Les quatre Ramones ont influencé avec quelques mois d'avance les kids urbains de la première vague punk anglo-américaine, en particulier The Clash et les Sex Pistols. En 1976, ils enregistrèrent un album avant de tourner en Angleterre. Les Ramones furent produits par Phil Spector en 1979 pour l'album End of the Century qui sortit dans les bacs en 1980.
Les Videos des Ramones
Les Ramones – California Sun - live
Les Ramones – I wanna Live – Vidéo Clip
Biographie Des Ramones
1973-1976 : Quatre garçons du Queens
Forest Hills, Queens. Douglas Colvin, futur Dee Dee Ramone débarque de Berlin, seul avec sa mère, au début des années 1970. Le père, un sergent de l'armée américaine qui les a trimballés un peu partout en Allemagne, boit beaucoup et cogne sur tout le monde. S'ils émigrent, c'est pour sauver leur peau. Douglas n'aimait pas l'Allemagne, il est terrorisé par les États-Unis. Sa mère se remet à boire et lui s'attaque à l'héroïne. Dee Dee témoigne:
"Quand j'avais quinze ans, j'ai commencé à acheter de la dope à la fontaine de Central Park et je la ramenais dans mon quartier du Queens. J'achetais quinze quépas à deux dollars, que je pouvais revendre trois. Le paquet à deux dollars me faisait l'affaire pour la journée. À l'époque, la dope à New York venait de France et c'était du bon matos qui te faisait planer et piquer du nez. De la vraie dope. Un jour, je suis tombé en manque chez ma mère, elle m'a retrouvé tremblant et geignant. Ca l'a mise dans une colère noire, elle a cassé mes disques et lancé ma guitare par la fenêtre. Comme mon père n'était plus là, elle ne me faisait plus peur et j'ai hurlé: "Fous le camp d'ici, sale pute, dégage !" Après ça, j'ai dû quitter la maison. J'avais quinze ans, j'étais dans une merde totale. Une fois, j'ai passé trois mois au trou en Indiana, pour un casse de station essence. Et personne ne s'est occupé de me faire sortir. J'ai appelé ma mère, mon père, tous les gens que je connaissais. Je suis resté trois mois en cellule. En sortant, je suis retourné dans le Queens. Je suis rentré chez ma mère et il y avait ce type, John Cummings, qui est devenu Johnny Ramone. Il habitait de l'autre côté de la rue, et il était cool avec moi."
John Cummings est l'unique fils d'un ouvrier en bâtiment. Enorme fan des Yankees, il voulait être joueur de base-ball professionnel. Il passe deux ans à l'école militaire, trouve que c'est un job formidable et que ça devrait être obligatoire pour tout le monde. En 1973, il voit les New York Dolls sur scène pour la première fois au Mercer Arts Center. Il raconte: "En les voyant, on a réalisé que c'était un grand groupe, et qu'ils ne jouaient pas tellement bien. Donc, on pouvait envisager de se passer de travailler sa guitare vingt ans avant de jouer du bon rock 'n' roll." Ce qui lui servira de leçon.
Johnny travaillait pour une boîte de nettoyage à sec et Dee Dee le voyait régulièrement faire ses livraisons. "Je le trouvais cool parce qu'il s'habillait comme il voulait, même pour le boulot. Il avait les cheveux longs, un bandeau délavé, jeans, une veste Levi's, et des Keds toutes pourries. Alors, on se regardait, l'un l'autre." déclarera Dee Dee. Ils finissent par se parler et se rendent compte qu'ils aiment tous deux les Stooges et les New York Dolls. Ce qui est assez exceptionnel, dans le quartier, pour qu'ils commencent à être amis. Au début des années 70, Jimi Hendrix, Janis Joplin et Jim Morrison sont morts. Le rock, maintenant, c'est America, Genesis, Queen, Rod Stewart, ... Les deux garçons détestent.
Les Stooges ne jouaient que tous les neuf mois à New York. Chaque fois qu'ils y ont joué, Johnny et Dee Dee y étaient aussi. Iggy Pop, peint en doré, vomissant pendant une demi-heure de gig, accompagné à la guitare par Ron Asheton, croix gammée dans le dos de son cuir noir... Tout cela leur semble cohérent.
Johhny traîne avec un dénommé Mickey. En revanche, il ne veut pas entendre parler de son petit frère, Jeffrey Hyman (atteint de la maladie de Marfan et de TOC), futur Joey Ramone. Parce que c'est le genre à se promener sans chaussures, a traîner à San Francisco avec des hippies. Et Johnny déteste les hippies. À l'époque, Joey porte un énorme afro rouge du Jimi Hendrix Experience. Et, déjà, des petites lunettes noires. Peut être que ce souvenir marquera durablement l'esprit de Johnny, qui (pendant les 22 ans que dureront les Ramones) sera inflexible jusqu'au caractériel sur le code vestimentaire.
Les parents de Joey divorcent quand il a huit ans. Commence alors l'enchaînement des beaux-pères. Sa mère est artiste et collectionneuse d'art... et d'hommes. Gamin, Joey écoute la fameuse R&R Radio sous sa couette, se gavant de Buddy Holly, Gene Vincent, Elvis Presley, Bob Dylan, MC5, Beach Boys... et révère John Lennon. À part les Stooges et les Dolls, les Beatles sont le seul groupe dont tous les Ramones sont d'accord pour dire que "ça le fait". Ils le seront de nouveau, dans les années 90, sur le cas Nirvana.
Dee Dee est plus souple que Johnny en ce qui concerne les hippies. Il trouve que c'est toujours drôle de voir la façon dont Joey s'habille. Et, surtout, il se cherche un copain de défonce et Joey - s'il ne supporte pas de fumer un pétard sans se recroqueviller en geignant- aime le vin et la picole en général. Terrain d'entente et début d'une amitié. Ils se retrouvent régulièrement pour s'acheter des bouteilles, vont s'asseoir quelque part en ville et boivent toute la journée. Ils insultent quelques personnes et se racontent des trucs.
Par contre, Joey n'aime pas la colle. Donc, quand il s'agit de se mettre la tête dans le sac, c'est avec Johnny que Dee Dee grimpe sur les toits. Ils se trouvent des activités: récupérer des postes TV avant que les éboueurs ne passent, et les lancer du haut des toits pour que l'explosion effraie les passants. Il paraît que l'impact vaut le détour: "On en avait tout spécialement après les petites vieilles qui poussaient leur caddie plein de commissions." À part ça, Dee Dee connaît des numéros de téléphone qui font un "bip bip" fascinant une fois qu'on a collé. Ça peut lui faire sa journée: "Quand on a seize ans, qu'on est fou de rage et qu'on s'ennuie, on a intérêt à être sacrément créatif pour provoquer quelque chose d'excitant."
Puis Joey se fait mettre à la porte par sa mère, pour "son propre bien". Parce qu'elle en a marre de voir son fils ne rien faire et qu'elle pense que ça le réveillera. Rétif à démolusquer, il squatte illico presto la galerie d'art de sa mère. Il invite Dee Dee à dormir par terre, au milieu des toiles, avec lui. Pas de meubles, rien du tout. Mais c'est quand même la maison. Joey peint. Il malaxe des carottes, des laitues, des navets et des fraises et peint avec. Il enregistre des trucs : le buz des lampadaires, le bruit d'un ballon dans un panier de basket-ball, le tonnerre, et les écoute en boucle, songeur. Joey a fait un séjour en HP. Ce qui fait que Dee Dee le respecte. Parce qu'il en est ressorti, alors que la plupart de ceux qui y sont passés n'en décollent plus. Et, surtout, parce qu'il s'est fait un tas de copines super gentilles avec lui, et toujours prêtes à rendre service.
C'est pourquoi Johnny commence à l'apprécier, bien qu'il ne le prenne pas au sérieux. En tant qu' ex-pensionnaire d'HP, il veut bavarder avec lui. Johnny affectionne tout ce qui est mauvais d'esprit. Charles Manson lui est sympathique. Tout ce qui est malade, violent ou dément l'intéresse. À cette époque-là, Joey vire radical glitter, comme beaucoup d'autres et chante dans son premier groupe, Sniper. Cheveux longs, veste imitation satin noir, gants de cuir, platform-boots lavande... il lui arrive de voler des robes, des bijoux et du maquillage à sa mère. Il s'inspire d'Alice Cooper. Il sera atrocement déçu en apprenant que celui-ci n'est pas un véritable nécrophile.
La toute première fois que Dee Dee voit Joey sur scène, au chant avec son groupe, il est époustouflé. Le visage dissimulé derrière son abondante chevelure, le corps déséquilibré penché vers le micro, statique du début à la fin, il impressionne.
Dee Dee tente par tous les moyens de payer sa dope. Bel androgyne juvénile, il tapine de temps à autre, ce qu'il évoquera dans le titre "53rd & 3rd", mais moins souvent en interview. Il s'essaye à la délinquance, mais la fois où il se retrouve dans un lavomatic en croyant braquer une épicerie le décourage rapidement. Il se trouve donc un job de bureau. Il est chargé de prendre le courrier, de le trier et de le distribuer aux employés. Johnny, quant à lui, bosse sur un chantier à Broadway. N'étant pas loin du bureau de Dee Dee, il se retrouvent tous les midis. En général, ils vont au Métropole, un club de go go, et boivent des bières, avant de faire un tour chez Manny's Guitar Store, où ils regardent la vitrine. Ils parlent de monter un groupe.
Le vendredi 23 janvier 1974, c'est jour de paye. Johnny s'achète une Mosrite bleue et Dee Dee une basse Danelectro. 50 $ chacune. Ils appellent Joey pour lui demander s'il veut jouer avec eux et ce dernier répond "yeah". Dee Dee affirme qu'à l'époque, tous les chanteurs voulaient ressembler à Iggy Pop ou à Mick Jagger. Tous sauf Joey, qui avait déjà son propre style. Les premières répétitions se déroulent dans le local tenu par Tommy Erdelyi et Monte Delnick, à Manhattan. Le premier deviendra leur batteur, sous le nom de Tommy Ramone, le second leur "road manager".
Né à Budapest (Hongrie) en 1952, Tommy arrive aux États-Unis en 1956. Il a déjà joué comme guitariste avec Johnny et le frère de Joey, dans un groupe appelé les Tangerine Puppets, qui reprenait des morceaux des Shadows of Knight, Count Five ou des Stones... Depuis, il est devenu ingénieur du son à Manhattan au studio Record Plant, où il a notamment travaillé sur le mix de "Band Of Gypsys" de Jimi Hendrix ou sur le "Devotion" de John McLaughlin. Les premières fois qu'il les entend jouer, il les trouve complètement nuls. Mais excitants. Comme ils s'acharnent et reviennent toutes les semaines, Tommy s'intéresse à leur cas et se laisse séduire. Convaincu de l'originalité et de l'intérêt du projet, il devient leur manager.
"On imaginait très bien ce qu'on devait faire avant d'être capable de le faire." Il ne faut pas omettre que, faute de savoir jouer, ils sont tous d'immenses fans de rock'n'roll. Plus tard, le débat de savoir s'ils sont de légitimes primitifs ou de brillants poseurs fera rage (non sans raison tant leur concept est imagé et travaillé), mais leur rapport au rock n'est pas interrogeable. Les quatre gamins du Queens n'ont absolument rien rencontré d'autre sur leur passage qui puisse tout autant leur parler et les maintenir en vie. Ils ont tous une solide culture musicale et garderont tout au long de leur parcours une curiosité et une saine jalousie pour tout ce qui sonne juste et violent à la fois.
Joey commence par la batterie, mais se trouve rapidement coincé parce que les autres jouent de plus en plus vite et qu'il ne peut pas suivre. Dee Dee chante en même temps qu'il joue la basse mais il ne parvient pas à allier les deux avec le même talent et, de plus, il s'enroue rapidement au chant. Ce qui fait que Tommy, second guitariste à la base, devient le batteur du groupe, ce qui permet à Joey de passer au chant. Ils aimeraient faire des reprises de morceaux bubble-gum, type "Bay City Rollers". Heureusement, ils en sont incapables et doivent écrire leurs propres trucs.
Vient alors le moment où il faut trouver un nom de groupe. Dee Dee propose "The Ramones", parce qu'à l'époque des "Silver Beetles", Paul McCartney s'affublait du pseudonyme de Paul Ramone dans les hôtels. Cependant, dans d'autres interviews, Dee Dee explique que c'est à cause du producteur Phil Ramone. En tout cas, Ramones ça fait gang et ça a du cachet. Même code vestimentaire, même nom de famille, la notion de solidarité tient le combo d'aplomb. On les appellera "les frangins" et toutes les chansons du premier LP sont signées "Ramones".
Les débuts
Le groupe sort un premier album, Ramones en 1976 (33è meilleur album de tous les temps selon Rolling Stone) puis Leave Home et Rocket to Russia en 1977. Ces trois albums s'avèrent être les meilleurs albums du groupe. Tommy se retire du groupe et laisse sa place à Marc Bell alias Marky Ramone. Le groupe sort ensuite Road to Ruin en 1978 un album entre pop et hard-rock.
1979-1980 : La période Phil Spector
En 1979, ils commencent à travailler sur l'album qu'ils vont enregistrer avec Phil Spector, le "Roi de la Pop": End of the Century. L'idée de travailler avec lui vient de Joey Ramone et Seymour Stein, qui reconnaîtra plus tard: "Je n'y avais peut être pas réfléchi assez longuement". À la recherche du fameux tube, toujours. Phil Spector vient les voir lors d'un gig au Whiskey et l'enregistrement commence en mai 1979. Mais la fameuse rencontre des deux "murs du son" ne se fera pas dans la bonne humeur (blessure et insécurité de part et d'autre). Chaque pierre apportée à l'édifice aura son prix.
En studio, Phil Spector peut passer dix heures sur l'intro de "Rock 'n' Roll High School", ce qui rend Johnny nerveux, d'autant que son père est mort depuis peu. Le concept des vingt prises, il veut bien, les bizarreries, il veut bien, mais se faire insulter, il n'en peut plus. Mais celui pour qui l'enregistrement est le plus terrifiant, c'est Dee Dee. Une nuit qu'ils sont chez Spector, il veut rentrer dormir à l'hôtel. Spector braque son arme sur lui, puis lui ordonne de s'asseoir et leur joue "Baby, I Love You", en boucle et au piano, durant toute la nuit. Dee Dee perd complètement son sens de l'humour mais Joey et Marky souffrent moins que les deux autres. Marky est en effet fan de Hal Blaine, batteur régulier des séances de Phil Spector.
À la base, le producteur voulait enregistrer un album solo pour Joey Ramone. Sa voix serait l'équivalent "mâle" de celle de Ronnie Spector, la chanteuse des Ronettes. Plus épaté que traumatisé, Joey confirmera les délires "sadico-délirants" du producteur: "Si jamais un étranger pénétrait dans le studio, tout s'arrêtait. Ça mettait Phil dans tous ses états. Personne ne pouvait entrer qu'il ne connaissait pas. Il y avait une pute qui traînait là, il l'insultait continuellement. Je crois bien que c'était pour ça qu'elle était payée, s'en prendre plein la gueule. Et la pièce de contrôle était glacée comme un frigo".
En janvier 1980, l'album End of the Century sort enfin. C'est une de leurs meilleures ventes. Et leurs deux premiers hits (pas numéro 1, mais hits quand même) en Europe: "Baby, I Love You" et "Do You Remember Rock 'n' Roll Radio?". Mais comme l'album a coûté 700 000 $, ça ne leur rapportera pas grand chose. La critique est laudatrice: Phil Spector est parvenu à adoucir le son Ramones sans passer par le "je-te-dresse". Car l'album garde tout de même un "côté punk", symbolisé par l'excellent "Chinese Rock", de Dee Dee Ramone & Richard Hell, et déjà présente sur le premier album des Heartbreakers. Tous ceux qui étaient convaincus que le groupe enregistrait toujours le même disque en sont pour leurs frais.
Ils ont même... tombé le perfecto pour la photo de la pochette. Contre l'avis de Johnny, bien sûr, qui ne voit pas du tout ce genre "d'excentricité" d'un bon œil. L'album se vend certes mieux que les autres mais ne tombe pas pour autant bien. C'est l'explosion du punk, qu'ils ont eux-même provoquée, et c'est l'époque où ils choisissent d'en adoucir l'image... mauvais timing.
Joey aime l'album et fera toujours savoir par la suite qu'il serait ravi de retravailler avec Phil Spector. Dee Dee, en revanche, déteste. La première fois qu'il entend la version définitive de "I'm affected", il est dans le camion avec les autres, et il a du mal à le croire tellement il trouve ça nul. Il ne manquera plus une occasion de le faire savoir. Sentant qu'il perd de l'affection et de l'attention, le bassiste panique et devient encore plus pénible et commence à énerver tout le monde. Dee Dee est définitivement hors-contrôle.
Johnny et Marky, de leur côté, sont satisfaits. Le premier, mis à part "L'Affaire du Perfecto", trouve que c'est du bon boulot: "Il nous a produits à sa façon, mais sans essayer de changer ce qu'on est". Le second est fasciné par le son de sa propre batterie. Mais ils sont bien conscients que c'est la première et la dernière fois qu'ils sont produits de cette manière.
1980-1985 : Des temps de crise
Joey et Johnny s'embrouillent régulièrement, méchamment. Il faut "trouver ce qui ne va pas dans le groupe" et ils ne sont pas d'accord sur la logique à suivre. Depuis le départ de Tommy, qui avait une idée claire des orientations, le vide a été comblé par Johnny, en tant que leader du combo. Dee Dee raconte:
"Aucun manager ne nous a récupérés autant d'argent que Johnny. Dans l'industrie du disque, on obtient jamais rien facilement. Il faut gueuler, menacer, se battre et tutti quanti... il faut se battre pour chaque chose, chaque aspect de sa vie quotidienne. Pour obtenir un concert, prendre la route, faire que tout soit en place en arrivant, jouer dans de bonnes conditions, récupérer l'argent, tout le matériel, dormir et manger... quelqu'un doit s'occuper de tout ça et Johnny le faisait bien. Mais ce n'est pas le genre de job qu'on te remercie pour avoir fait. Tout ce qu'on retient, c'est que tu gueules tout le temps." Il reconnaît aussi que "Johnny prenait beaucoup de décisions artistiques pour un gars qui n'écrivait pas de chanson."
Au retour de Los Angeles, Dee Dee s'est marié avec Véra. Ils se sont installés à Whitestone, mignonne petite banlieue dans le Queens. Appartement propre et bien équipé. Il y restera dix ans : "Je ne me suis jamais senti chez moi là-bas. Juste paranoïaque". Le lendemain du mariage, bien qu'il y ait voyage de noces, il décolle pour Helsinki, où il y a concert.
Hors camion, les autres membres n'ont pas vraiment de vie. Dee Dee est le seul assez fou-furieux pour se débattre encore et trouver l'énergie de se sentir singulier, et enfermé dans le groupe. Ce qui l' avait d'abord protégé commence à l'étouffer. Il veut se laisser pousser la barbe, pour emmerder les autres, "Comme Fidel Castro, comme les ZZ Top, comme tous les grands rebelles". Il se couvre de tatouages, s'achète des montres qu'il porte jusqu'à six par poignets... n'importe quoi pour ne pas disparaître entièrement dans ce qui ressemble de plus en plus à un naufrage... Dans sa turbulence, Dee Dee est l'icône même de l'increvable...
En 1980, les membres du groupe ne s'adressent même plus la parole. Ils donneront quand même 155 concerts cette année-là.
Groupe humainement à la débâcle ou pas, leurs sets restent impeccables. Ils n'ont jamais été condescendants envers leurs fans. Si ceux-ci se déplacent et payent pour les voir, eux donnent tout ce qu'ils doivent. Ils n'envisagent jamais de se séparer: les Ramones ne savent faire rien d'autre que les Ramones. Mais surtout, méprisés par le Mainstream ou pas, ils sont farouchement persuadés de jouer dans le meilleur groupe du monde et, quoi qu'il leur en coûte, estiment que ça en vaut la peine.
Joey semble le moins affecté par le manque de succès. Leurs errances artistiques lui seront plus pénibles. Ils ne renouvellent pas le contrat de management qui les liait depuis 5 ans avec Danny Fields et Linda Stein. Pas d'engueulades, Danny lui-même comprend qu'ils aient envie d'essayer quelqu'un d'autre. Ils sont remplacés par Kurfist, un ancien, mais ça ne changera pas grand chose... Au programme: tourner comme du bétail, enregistrer d'excellents disques qui ne dépassent pas les ventes habituelles... La page "rigolote" de leur histoire est définitivement tournée. Dee Dee commence même un délire psychiatre... toujours fourré chez le médecin, toujours à moitié décrocher en même temps que rechuter...
En mars 1981, ils enregistrent Pleasant Dreams (certainement leur album le plus pop) avec Graham Gouldman, de 10cc, comme producteur. La chanson d'ouverture est pourtant claire: "We Want the Airwaves" ("Nous voulons les ondes"). Mais cette fois, et ce malgré l'excellent et célèbre "The KKK Took My Baby Away", l'accueil tend à l'exécrable. Les Ramones commencent même à passer complètement inaperçu, même si les ventes ne chutent pas. Le public de base restera fidèle jusqu'à la fin. Chaque année, ils se fadent leurs 100 concerts... Stakhanovistes impénitents, ils triment au rock comme au charbon. La malédiction leur plombe la vie et semble se plaire au dessus de leur tête.
La crise d'identité continue avec Subterranean Jungle (1983). Un album qui tente de s'inscrire dans la lignée des quatre premiers, dont le titre le plus connu est "Time Has Come Today", de Willie et Joseph Chambers. Le groupe est désabusé et le disque rapiécé par Walter Lure, des Heartbreakers, qui dispense quelques solos de guitare. Ce 7è album est considéré comme le plus mauvais jamais enregistré par les Ramones.
Marky, qui exagère sur l'alcool, rate un concert parce qu'on ne le laisse pas prendre l'avion, trop saoul. Il quitte le groupe, remplacé en février 1983 par Richard Reinhardt, Richie Ramone. En août de la même année, à la sortie d'un concert, Johnny se bat avec un punk de Sub Zero Construction, à propos d'une fille trop bourrée.
Crâne fracassé, il est hospitalisé pour une opération au cerveau, sa vie est en danger. Il fait la "une" de tous les journaux de New York. Heureusement, il récupère et rejoint le groupe, crâne rasé. Il a trouvé un titre pour le prochain album, le 8è, qui marque leur dixième anniversaire.
Les Ramones enregistrent Too Tough to Die, qui se rapproche du punk hardcore, avec Tommy Ramone et Ed Stasium au son. Le disque sort en octobre 1984, avec comme principaux titres "Too Tough to Die" (qui a donné son nom à l'album), "Durango 95" (titre instrumental qui ouvrira dès lors la plupart de leurs concerts) et "Wart Hog" (symbole du virage hardcore). Les critiques sont plus enthousiastes que jamais, tout le monde autour d'eux annonce une fois encore "cette fois, ça y est, ça va péter", tout le monde y croit... tout est réuni pour que ça arrive: le disque, le son, l'époque... Mais rien n' arrive de particulier. Les ventes du disque ne décollent pas.
Mais les Ramones sont avant tout à nouveau en phase avec leurs fans, notamment à Amsterdam, aux Pays Bas, où le groupe se produit devant plus de 250 000 personnes.
1985-1989 : La période "Hard-Core"
En 1985, Joey et Dee Dee composent la chanson "My Brain is Hanging Upside Down (Bonzo Goes to Bitburg)", qui dénonce la visite du Président Américain Ronald Reagan dans le cimetière allemand de Bitburg, où des soldats nazis étaient enterrés. Le titre bénéficiera d'une sortie en single, couplée avec un inédit des Ramones, "Go home Ann", avant d'être intégré à leur nouvel album dont ils débutent l'enregistrement en décembre de la même année.
En mai 1986, sortie de Animal Boy, qui confirme l'orientation résolument radicale du groupe, avec des titres comme "Somebody Put Something in My Drink" (sujet à de nombreuses reprises), de Richie Ramone ou "Love Kills", un hommage de Dee Dee Ramone à Sid Vicious, le bassiste des Sex Pistols, décédé 7 ans plus tôt. Mais si l'album n'apporte pas de renouvellement artistique notable, Animal Boy aura tout de même le mérite de réinstaurer une certaine confiance au sein du groupe, même si les relations ne sont pas toujours au beau fixe.
En septembre 1987, sortie de Halfway to Sanity, que les Ramones, résolument confiants, décident de produire eux-mêmes aux côtés de Daniel Rey, un producteur-guitariste dont le nom sera désormais à maintes reprises associé au groupe, en tant que producteur et co-compositeur des futurs albums. Même si l'album explore en majeure partie la même veine dure que ses deux prédécesseurs, Halfway to Sanity contient également quelques bons moments plus atypiques, comme "I Wanna Live", "Go Lil' Camaro Go" (sur laquelle Deborah Harry, la chanteuse de Blondie, prête sa voix) ou encore "A Real Cool Time".
Ce 10è album est par ailleurs le dernier auquel participe Richie Ramone, qui semblait ne plus supporter l'autoritarisme et les fausses promesses des autres membres. En effet, même après 4 ans dans le groupe, il ne bénéficiait pas de sa part sur la vente de mechandising (cela représentait pas mal d'argent). L'ancien batteur de Blondie, Clem Burke, prend les baguettes, sous le nom d'Elvis Ramone, pour 2 concerts à Providence (Rhode Island) les 28 et 29 août 1987.
Mais les Ramones ne perdront pas au change puisque c'est Marky Ramone, entre temps débarrassé de ses troubles alcooliques, qui retrouve sa place derrière les fûts. En mars 1989, Dee Dee Ramone sort son premier LP solo, sous le nom de "Dee Dee King". Un album de... hip-hop, intitulé "Standing In The Spotlight". Le hip-hop (qu'il a découvert lors d'une cure de désintoxication), Dee Dee y croit. C'est un échec commercial terrible.
Il vient même tourner le clip de "I Wanna Live" en tenue de rappeur, chaînes en or et bonnet Kangol... au grand désespoir des autres membres du groupe. Dans ses mémoires, il se demande bien pourquoi tout le monde en avait contre lui ce jour-là. Le réalisateur du clip parle même de lui faire un procès... Cela étonne bien Dee Dee, cet acharnement général contre son plaisir personnel.
En 1989, le groupe est invité par Stephen King à composer le titre principal de la bande originale de l'adaptation cinématographique de son roman d'horreur, Simetierre, par Mary Lambert. Dee Dee s'acquitte brillamment de cette tâche avec la chanson, "Pet Sematary" (le titre original du livre et du film) qui restera un grand moment dans l'histoire du groupe. Le titre sera intégré sur le nouvel album des Ramones, Brain Drain, qui sort en 1989.
Dee Dee s'investit énormément sur ce 11è album. Il compose, dans la douleur, de nombreuses chansons et a la désagréable sensation que les autres ne le supportent plus mais ne le jettent pas parce qu'ils ont besoin de lui pour écrire. Il a l'impression qu'il se tue à composer mais que personne ne lui en est reconnaissant.
Il semblerait qu'à cette époque, le groupe soit plongé dans un cataclysme relationnel. Les "pétages de plombs" sont aussi violents que fréquents... Marky Ramone a certes réintégré le groupe, mais il lui arrive de tout casser dans le local de répétition. Joey a exaucé tout seul son "I Wanna Be Sedated", se noyant dans l'alcool et ayant de plus en plus de mal à monter sur scène sans assistance. Et le pauvre Dee Dee a l'impression de servir de bouc émissaire, responsable de toute cette poisse qui leur colle à la peau. Depuis trop longtemps maintenant.
Produit par Bill Laswell, Brain Drain est brillant et (étrangement) actuel. Au lieu de les reléguer au rang de "has been", l'explosion du punk hardcore les a réactualisés. Rendu leur musique plus accessible. Certains titres méritent l'attention, comme "I believe in Miracles" et la sublime reprise de "Palisades Park", de Freddy Cannon. Joey Ramone est devenu un chanteur-crooner-hypnotique au sommet de son art.
Les anciens continuent d'acheter leurs disques, les jeunes trouvent le même son que celui de la scène harcore alors en vogue, les concerts sont devenus de véritables rituels. Bien que quinquagénaires abîmés par la défonce et la vie de route, les Ramones continuent de transmettre "le truc". Intact. Mais rien de particulier ne se passe. Leur public les vénère mais ne s'élargit pas. Pas de leur vivant.
Ils fêtent leurs 15 ans de groupe. Dee Dee Ramone déclare en interview: "Les gens demandent beaucoup pourquoi on est toujours ensemble. C'est parce qu'on n'a pas de hit single. Et qu'on doit toujours travailler pour vivre."
Mais, en juillet 1989, un événement va venir chambouler le groupe : le départ de Dee Dee Ramone. Même si le reste du groupe eut de la peine à l'admettre, la perte de Dee Dee, qui représentait à lui seul l'âme des Ramones ainsi que le compositeur le plus prolifique du groupe, fut dramatique. Le bassiste déclarera dans son autobiographie:
" La dernière fois que je suis parti en camion avec mes "frangins", c'était en 1989, en Californie. J'étais sérieusement malade, à l'époque. Je n'arrêtais pas de vomir. On ne peut pas imaginer à quel point j'étais maigre, parce que je prenais des antidépresseurs à haute dose, pour réussir à rester sobre. Comme Marky et Johnny, je ne buvais plus depuis plusieurs années. Joey buvait comme un trou et nous posait un tas de problèmes. Mais quand c'était lui, Marky et Johnny n'avaient pas l'air d'être dérangés. J'étais convaincu qu'ils voulaient que je quitte le groupe. Je les trouvais incroyablement cruels avec moi. À chaque fois que je vomissais, ils se foutaient de moi. J'essayais de ne pas faire attention, mais ça me faisait mal. Personne n'avait l'air de comprendre à quel point c'est horrible d'être devenu anorexique.
Je ne leur demandais rien, car je savais qu'ils ne feraient rien. Même pas Monte, qui était une vraie nounou pour Joey, et un esclave pour les quatre volontés de Johnny. On a traversé la Californie, écoutant les résultats de base-ball en boucle. Même mes cassettes de Motörhead, ils ne voulaient pas les écouter. La plupart du temps, j'étais assis au fond du camion et je ne disais rien."
Le mal-être de Dee Dee est compréhensible, et ce n'est pas fini: "Quand on est arrivés à San Francisco, on avait un jour "off". J'avais arrêté les antidépresseurs, ce qui fait que je me sentais grave mal. Mais Monte a refusé de m'emmener à l'hôpital parce que Johnny et Joey voulaient acheter des affiches de vieux films, qu'ils collectionnaient. J'étais vraiment très mal, alors j'ai pris un taxi et je suis allé dans une clinique pour un check-up. Le docteur m'a dit qu'à force de me sous-alimenter, j'étais totalement à plat. Ils m'ont dit que je ne pouvais pas continuer ainsi, que je pourrais aussi bien mourir dans les trois semaines." Il rajoute: "À la longue, j'en avais tellement marre qu'à chaque fois qu'arrivait "Glad To See You Go", j'étais soulagé, ça voulait dire que le set était presque fini."
Le plus Ramone des Ramones a jeté l'éponge. Mais les autres ne le supplient pas de rester: Ils n'en peuvent plus. Pour les Ramones (dont les deux seuls membres originaux sont désormais Joey Ramone et Johnny Ramone), il n'est pas question d'abandonner et l'on se met déjà à la recherche d'un remplaçant. Celui-ci s'appelle Christopher Joseph Wizard, né le 8 octobre 1965 (soit 14 ans jour pour jour de moins que Johnny), car Johnny voulait justement une sorte de "jeune Dee Dee". La drogue en moins. Son pseudonyme est C.J. Ramone.
1990-1996 : La fin des Ramones
Le groupe commence cette nouvelle décennie en changeant de maison de disques, après avoir passé 16 ans auprès de Sire Records le groupe rejoint Radioactive Records. En 1991, Motörhead enregistre un titre hommage, intitulé Ramones qui figure sur l'album 1916. Joey parle d'« honneur ultime ». Cette même année, ils donnent un concert en France, au Plan. Aucun promoteur de la capitale ne voulant prendre le risque économique de les faire jouer dans une salle décente. Le Club est rempli. ils jouent leur dernier concert en france à l'élysée montmartre à Paris le 5 mai 1992
L'année 1992 est marquée par la sortie, après 3 ans d'absence des studios, de Mondo Bizarro, auquel contribuera Dee Dee Ramone. C'est le premier album auquel participe C.J. Ramone, le nouveau bassiste. Il est enthousiaste, fou de joie de rejoindre le groupe et leur fait espérer que ça peut changer. Surtout, il apporte de la fraîcheur (surtout sur scène) à un groupe vieillissant et le chant lui est parfois confié. Cet album (190e au Billboard), contient de grands tubes tels que Censorshit, Poison Heart, Strength to Endure et Touring. Sans oublier la reprise des Doors, Take It as It Comes.
Cette même année, le 20 décembre, ils donnent leur dernier concert en Europe, au Brixton Academy de Londres. Bannière Adios Amigos, du nom de la tournée, en fond de scène, ils ne disent pas un mot en dehors du One-two-three-four, qui fait partie du set. Un concert légendaire devant une foule en délire. Enfin, le magasine Spin les place dans les sept groupes les plus influents de tous les temps, aux côtés des Beatles, Rolling Stones, Jimi Hendrix Experience, Led Zeppelin, Sex Pistols et Public Enemy
En 1993 sort Acid Eaters, un album de reprises (que le groupe rêvait de faire depuis longtemps), tels que Somebody to Love des Jefferson Airplane, Out of Time des Rolling Stones ou Substitute des Who. Ils sortent ¡Adios Amigos! en 1995, un album proche de leurs débuts, dont le titre phare est I Don't Want to Grow Up (reprise de I don't wanna grow up de Tom Waits), mais qui sera néanmoins le dernier du groupe.
Il s'en suit une année de tournée. Et un 2 263e et dernier concert, le 6 août 1996, à Los Angeles, auquel furent invités Lemmy Kilmister, Eddie Vedder, Chris Cornell et Rancid, sans oublier Dee Dee Ramone (qui s'en donne à cœur joie pour infliger son chant à la chanson Love Kills).
Les Ramones se séparent officiellement en 1996, après vingt-deux ans de carrière, quatorze albums studio, trois albums live et trois compilations. Le chanteur, Joey Ramone, explique : « On peut partir en retraite. On a influencé deux, trois générations de groupes, je crois qu'on a rempli notre contrat ».
Dee Dee Ramone : « Une des choses que j'ai comprises, c'était que tout ce truc de compétition quand on est dans un groupe était chiant... J'aimerais que chacun d'entre nous, Ramones, ait été cool. Mais on ne savait pas faire ça. On a laissé le business nous pousser à bout. C'est un système qui contrôle la rébellion pour en tirer du profit, un peu comme le font les barons de la drogue... L'agressivité est ce qui fait tourner un bon groupe de rock 'n' roll. Ça ne peut pas se simuler, sinon c'est de la merde et ça s'entend tout se suite. Les gens de classes supérieures n'arrivent pas à comprendre cela. Le système capitaliste ne peut pas créer des groupes de rock et s'attendre à ce que le public croie en leur énervement. Ça ne marche pas. »
1996-2001 : La mort des Ramones
Le 15 avril 2001, Joey Ramone décède à l'hôpital d'un cancer de la lymphe, qu'il traînait depuis 6 ans. Il avait 49 ans, dont 22 passés avec les Ramones, et vivait dans Manhattan. Il avait aussi enregistré une douzaine de chansons en solo, que son frère s'occupera de sortir en 2002, dans l'album “Don't Worry about me”, avec notamment la touchante reprise de “What a Wonderful World” de Louis Armstrong.
Il avait produit un simple et un album de Ronnie Bennett, ex-Ronettes, avec qui il était ami de longue date, et montait souvent sur scène pour chanter avec elle. Il était devenu végétarien, adepte du yoga et de la méditation, et s'était découvert une passion pour la Bourse. On raconte que son portefeuille d'actions lui rapportait beaucoup plus que ses "royalties" des Ramones et qu'il pouvait... bloquer des jours entiers devant la chaîne "Spéciales Spéculations"
Le 18 mai de la même année, veille de son anniversaire, une soirée est organisée au Hammerstein Ballroom et animée par Steven Van Zant (Springsteen et Soprano). Les invités de renom sont légion: Cramps, Debbie Harry, Ryan Adams, The Misfits, Lenny Kaye, The Independants ... Joey avait enregistré une vidéo d'adieu sur le thème "Bonne Continuation". Elle passe sur les écrans.
Dans l'histoire du rock 'n' roll, Joey, figure titulaire et icône improbable, figure au premier plan. Comme une grande brélouze surdouée, sympathique, révolutionnaire tranquille et planqué sous sa chevelure. Pourtant, sa mort fut annoncée dans une certaine indifférence, notamment en France.
Le 30 novembre 2003, la ville de New York nomme officiellement l'angle de Bowery Street et de la 2nd Street "Joey Ramone Place", afin de rendre hommage à Joey Ramone et à tout ce qu'il apporté à la ville de New York.
Aujourd'hui encore, il est consideré comme le père fondateur du punk, "The father of punk". Une référence pour tous.
Dee Dee Ramone, le fondateur et bassiste du groupe, disparut le 5 juin 2002, d'une overdose, alors que ses proches pensaient qu'il avait arrêté la drogue. C'est sa femme, Barbara, qui l'a trouvé. La même année, le groupe fait son entrée au "Rock and Roll Hall of Fame".
Johnny Ramone, le guitariste, fut emporté, le 15 septembre 2004 dans sa maison de Los Angeles, par un cancer de la prostate. Eddie Vedder et Rob Zombie étaient à ses cotés lors de sa mort. Le film "The Wicker Man" de Nicolas Cage, avec qui il était ami, et la chanson "Life Wasted" par Pearl Jam, sortis tous deux en 2006, lui ont été dédiés.
La mort, en l'espace de 3 ans, de trois des quatre membres d'origine fut perçue comme le signal de la fin d'une époque pour de nombreux amateurs de punk rock.
Les Membres des Ramones
Le groupe était composé, à l'origine, de :
· Joey Ramone (Né Jeffrey Hyman, 19 mai 1951 - † 15 avril 2001, cancer de la lymphe): chant de 1974 à 1996.
· Johnny Ramone (Né John Cummings, 8 octobre 1948 - † 15 septembre 2004, cancer de la prostate): guitare de 1974 à 1996.
· Dee Dee Ramone (Né Douglas Glenn Colvin, 18 septembre 1952 - † 5 juin 2002, overdose): basse de 1974 à 1989.
· Tommy Ramone (Né Thomas Erdelyi, 29 janvier 1952 - ): batterie de 1974 à 1978.
Mais d'autres membres ont eu l'occasion de jouer dans les Ramones :
· C.J. Ramone (Né Chistopher John Ward, 8 octobre 1965) : basse de 1989 à 1996 (en remplacement de Dee Dee).
· Marky Ramone (Né Marc Bell, 15 juillet 1956) : batterie de 1978 à 1983 et de 1987 à 1996 (en remplacement de Tommy puis de Elvis).
· Richie Ramone (Né Richard Reinhardt, 11 août 1957) : batterie de 1983 à 1987 (en remplacement de Marky).
· Elvis Ramone (Né Clem Burke, 24 novembre 1955) : batterie en 1987 (en remplacement de Richie).
Discographie Des Ramones
Albums studio
1976 : Ramones
1977 : Leave Home
1977 : Rocket to Russia
1978 : Road to Ruin
1980 : End of the Century
1981 : Pleasant Dreams
1983 : Subterranean Jungle
1984 : Too Tough to Die
1986 : Animal Boy
1987 : Halfway to Sanity
1989 : Brain Drain
1992 : Mondo Bizarro
1993 : Acid Eaters
1995 : ¡Adios Amigos!
Albums live
It's Alive - 1979
Loco Live - 1991
Greatest Hits Live - 1996
We're Outta Here! - 1997
You Don't Come Close (Live in Bremen 13 septembre 1978) - 2003
Live, january 7, 1978 The Palladium, NYC - 2004
Compilations
Rock'N'Roll High School - 1979
Ramones Mania - 1988
All the Stuff Vol1 - 1990
All the Stuff Vol2 - 1990
Hey Ho Let's Go - Anthology - 1999
Loud Fast Ramones - Their Toughest Hits - 2002
Weird Tales of the Ramones - 2005
Greatest hits - 2006
Best of Chrisalys years
Site Officiel Des Ramones : http://www.officialramones.com/
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03/02/2009
Sex Pistols (Punk)
Les Sex Pistols sont un groupe de punk rock anglais formé en 1975 à Londres, connus pour être une des formations initiatrices du mouvement punk au Royaume-Uni.
À sa formation, le quatuor se compose de Johnny Rotten au chant, Steve Jones à la guitare, Paul Cook à la batterie et Glen Matlock à la basse. Ce dernier est remplacé par Sid Vicious en 1977. Malgré une courte carrière de trois ans, un seul album studio enregistré, Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols et quatre singles, les Sex Pistols sont décrits par The British Broadcasting Corporation (BBC) comme « l'irrémédiable groupe de punk rock anglais » (the definitive English punk rock band).
Le groupe a vu le jour alors que le rock progressif la pop sont les genres musicaux les plus dominants au milieu des années 1970. Selon les conseils de leur impresario Malcolm McLaren, le groupe a créé de nombreuses controverses qui ont fascinées l'Angleterre, mais qui ont souvent dissimulé leur musique. Leur single God Save the Queen de 1977 a été perçu comme une attaque de la monarchie et nationalisme britannique . Leurs concerts ont souvent, de manière récurrente, attirés des problèmes entre les autorités et les organisateurs, le public devenant violent.
En janvier 1978, après une tournée mouvementée aux États-Unis, Johnny Rotten quitte le groupe, annonçant ainsi sa dissolution. Pendant les quelques mois qui suivent, les trois membre restant enregistrent plusieurs chansons pour le film de Malcolm McLaren racontant l'histoire des Sex Pistols, The Great Rock 'n' Roll Swindle. Sid Vicious meurt un an plus tard d'une overdose à New York.
En 1996, Rotten, Cook, Matlock et Jones se réunissent à nouveau, et partent en tournée de juin à décembre 1996. La formation a également entrepris d'autres tournée en 2003, 2006, 2007 et 2008.
Les Vidéos Des Sex Pistols
Sex Pistols – Anarchy in The Uk – Vidéo Clip
Sex Pistols – My Way – Vidéo Clip
Biographie Des Sex Pistols
Origines et formation
Les Sex Pistols sont nés de la formation de The Strand (parfois appelés The Swankers), un groupe londonien formée en 1973, avec Steve Jones au chant, Paul Cook à la batterie, Wally Nightingale à la guitare. La bande inclut aussi Jim Mackin à l'orgue et Stephen Hayen (et plus tard Del Noones) à la basse.
Les membres du groupe fréquentent régulièrement deux magasins de vêtements sur Kings Road, dans le quartier londonien de Chelsea, Acme Attractions, tenu par Don Letts et Too Fast to Live, Too Young to Die, géré par le couple Vivienne Westwood et Malcolm McLaren. Ces derniers ont ouvert leur commerce en 1971 sous l'enseigne Let it Rock, s'inspirant du style Teddy Boys dans leurs créations. Let it Rock a été renommé en 1972. Le commerce est rapidement devenu un point de fréquention et de rencontre de la scène punk rock anglaise. Ainsi, de nombreuses personnalités se côtoient, tels que Sid Vicious, Soo Catwoman, Captain Sensible, Jah Wooble, Gene October, Mick Jones, Tony James et Marco Pirroni3. Tous sont contre la mode aux cheveux longs et jeans évasés qui ont dominés dans les années 1970.
Au début de l'année 1974, Jones convainc McLaren d'aider la formation The Strand. Celui-ci devient alors manager du groupe, et leur paye un premier local de répétition. Glen Matlcok, un étudiant en art qui travaille pour le commerce du couple Westwood/McLaren, est alors recruté et désigné comme bassiste régulier. En novembre de la même année, McLaren doit partir quelques temps pour New York. Parallèlement à son départ, sa boutique change à nouveau de nom devenant SEX. Vivienne Westwood abandonne la mode rétro et se concentre sur une mode sadomasochiste, dite « anti-fashion ».
Après avoir brièvement été manager des New York Dolls, McLaren retourne à Londres en mai 1975, inspiré par la scène punk qui a débuté dans le Lower Manhattan. The Strand, dont le manager est provisoirement Bernard Rhodes, commencent alors à répéter régulièrement et se produit en public pour la première fois. Après le retour de McLaren, le guitariste Wally Nightingale est renvoyé et Steve Jones prend sa place. McLaren et le reste de la formation commencent alors à chercher un nouveau membre pour assurer le chant.
L'arrivée de Johnny Rotten
En août 1975, Steve Jones et Bernard Rhodes (futur manager des Clash) aperçoivent John Lydon (qui sera connu sous le nom de scène de Johnny Rotten) à la boutique SEX. D'après Jones, « John Lydon est venu avec des cheveux taints en vert. J'ai pensé qu'il avait vraiment un visage intéressant. J'aimais bien son look. Il portait un t-shirt avec les inscriptions : Je déteste Pink Floyd. John avait quelque chose de spécial, mais quand il parlait c'était un véritable enfoiré—mais élégant. »8 Repéré, John Lydon est incité à chanter sur le juke-box de la boutique, un morceau d'Alice Cooper, I'm Eighteen. Malgré une interprétation risible, McLaren convainc les membres du groupe de répéter avec John Lydon.
Le journaliste de NME Nick Kent, qui répétait parfois avec le groupe, est alors contraint de s'en séparer, à cause de l'arrivée de John Lydon. Selon ce dernier, « quand je suis arrivé au sein du groupe, j'ai jeté un regard sur lui et me suis dit : Non. Ça doit partir. Il n'a jamais écrit un bon mot sur moi depuis. » Après le départ de Kent, Paul Cook commence à penser que Jones n'assure pas sa place de guitariste seul. Le groupe publie alors sur le magazine musical Melody Maker une annonce de recherche d'un second guitariste. Un musicien, Steve New, y répond, et intègre la formation, mais après quelques semaines de répétition, quitte celle-ci.
En septembre 1975, McLaren loue de nouveau un studio de répétition au groupe, qui commence à monter sur scène dans les pubs londoniens. La formation acquiert par ailleurs son nom définitif, Sex Pistols. Le nouveau quatuor s'arrange alors avec son bassiste Glen Matlock, qui étudie au Central Saint Martins College of Art and Design, pour pouvoir y jouer. Les 5 et 6 novembre 1975, les Sex Pistols s'y produisent. Puis, le groupe multiplie les concerts dans les universités aux alentours de Londres. Gagnant peu à peu de la notoriété auprès de la scène punk londonnienne, les Sex Pistols se font suivre en concert par des groupes tels que Siouxsie Sioux, Steve Severin et Billy Idol. Ces proches de la bande forment alors les Bromley Contingent. Le look provocateur et radical des Sex Pistols, issu la boutique SEX, créé une tendance que les proches du groupe adoptent.
Au début de l'année 1976, les Sex Pistols élargissent leur lieux de concert et se produisent dans d'autres clubs londonniens tels que le 100 Club, situé sur Oxford Street. Le 4 juin 1976, sur une invitation de Howard Devoto et de Pete Shelley (futur leader des Buzzcocks), la formation joue son premier concert à Manchester. Leur performance au Free Trade Hall répand le punk rock partout en ville. Par ailleurs, deux autres groupes de punk rock londoniens se forment, The Clash et The Damned . Ces derniers commencent à jouer en première partie des concerts des Sex Pistols, respectivement les 4 et 6 juillet 1976. Le 3 septembre de la même année, les Sex Pistols jouent leur premier concert en dehors de la Grande-Bretagne, à Paris, à l'ouverture du Club De Chalet Du Lac. Puis, ils accomplissent leur première grande tournée en Grande-Bretagne, qui se déroule entre mi-septembre et début décembre.
EMI et l'incident avec Bill Grundy
Après le déroulement du premier festival punk au 100 Club, les 20 et 21 septembre 1976 , les Sex Pistols signent un contrat avec le label EMI. Le premier single du groupe, Anarchy in the U.K. est enregistré au cours du mois d'octobre et sort le 26 novembre 1976. Il est produit par Chris Thomas, qui a également produit Roxy Music et mixé Pink Floyd sur leur album The Dark Side of the Moon. Contredisant les rumeurs comme quoi les groupes de punk rock ne savent pas jouer de leurs instruments sur scène, la presse musical révèle que les Sex Pistols sont un groupe capable, tendu et sauvage en concert .
L'attitude et le comportement des Sex Pistols attirent davantage l'attention que leur musique. Le 1er décembre 1976, les membres des admirateurs du groupe, les Bromley Contingent, ainsi que la formation elle-même, crééent une tempête publicitaire lors d'une émission de début de soirée, Today, en direct sur la chaîne Thames Television. Alors que l'émission prend fin et que le groupe Queen s'apprête à entrer sur scène, les Bromley Contingent, ivres, investissent le plateau. L'interview entre l'animateur Bill Grundy et les membres des Bromley Contingent se passe mal. Provoqués par l'animateur, Johnny Rotten utilise durant l'interview le mot « merde » (shit) et insulte Bill Grundy. Celui-ci se moque de la bande et flirt avec Siouxsie Sioux. Puis Steve Jones insulte également Grundy. Queen a ainsi dû annuler son passage à l'émission à la dernière minute.
Bien que l'émission ait été diffusée dans la région londonienne seule, cet événement a causé la fureur dans la presse populaire les jours qui ont suivis. Ainsi, The Daily Mirror a écrit son célèbre titre The Filth and the Fury (« La Répugnance et la Fureur »), tandis que le Daily Express a publié Punk? Call it Filthy Lucre (« Punk? Appelez-le Lucre Répugnante »). Thames Television suspend alors provisoirement l'animateur Bill Grundy, mais cet incident met un terme à sa carrière.
Cet épisode créé alors une publicité importante pour les Sex Pistols, et le punk s'intègre de plus en plus dans le courant populaire. Le groupe débute une nouvelle tournée, Anarchy Tour for the U.K.. Grand nombre de leurs concerts sont alors envahis et critiqués par la presse hostile voire annulés par les organisateurs et autorités locales. Dans une interview à la télévision, le conseiller municipal de Londres Bernard Brook Partridge déclare à propos des groupes de punk rock : « Some of these groups would be vastly improved by sudden death ... I would like to see someone dig a huge hole and bury the lot of them in it. » « Beaucoup de ces groupes vont être confrontés à une mort soudaine. J'aimerais apercevoir quelqu'un creuser un immense trou pour pouvoir y enterrer la plupart. »
Après la fin de la tournée des Sex Pistols en décembre 1976, la maison de disque EMI arrange au groupe une série de concerts en janvier 1977 au Paradiso, à Amsterdam, aux Pays-Bas. Mais avant l'embarquement du groupe à l'aéroport de Londres Heathrow, ses membres engagent une dispute avec les membres du staff de l'aéroport. Le magazine musical Rolling Stone relate les faits : « One witness claimed the Sex Pistols were doing something so disgusting that she could not repeat it for publication ... it became generally believed Jones had been vomiting on old ladies in the preflight lounge. » (« Un témoin a vu les Sex Pistols en train de faire des choses tellement répugnantes qu'elle ne pouvait pas le dire afin que ce soit publié ... il a été cru que Jones a vomi sur des femmes agées dans la salle d'embarquement. ». Deux jours après les faits, EMI rompt son contrat avec les Sex Pistols. Johnny Rotten déclare alors : « I don't understand it. All we're trying to do is destroy everything » (« Je ne comprends pas. Tout ce que nous essayons de faire détruit absolument tout. »
L'arrivée de Sid Vicious
Les concerts du groupe en janvier 1977 au Paradiso d'Amsterdam sont les derniers avec son bassiste Glen Matlock. En effet, celui-ci s'en sépare au mois de févier. Selon la légende populaire, Matlock est contraint de quitter la formation parce qu'il aime et écoute les Beatles2. Steve Jones explique plus tard la raison pour laquelle Matlock est parti : il ne s'est pas bien intégré au groupe. Quant à Matlock, il explique qu'il a quitté la formation volontairement, surtout à cause de ses relations de plus en plus tendues avec Johnny Rotten. Selon lui, ces tensions auraient été orchestrées par Malcolm McLaren. Après son départ, Glen Matlock forme immédiatement son propre groupe, Rich Kids, avec Midge Ure, Rusty Egan et Steve New.
Les Sex Pistols n'ont alors plus de bassiste ; c'est alors qu'ils décident d'intégrer un ami de Johnny Rotten, Sid Vicious (né John Simon Ritchie, puis connu sous le nom de John Beverley), ancien batteur de Siouxsie and the Banshees et de The Flowers of Romance. Le manager Malcolm McLaren aprouve l'arrivée de Vicious, approuvant son look et son attitude punk, mais au détriment de ses capacités à jouer. McLaren déclare alors qu'au début de la carrière des Sex Pistols, sa femme, Vivienne Westwood, lui a encouragé d'engager « the guy called John who came to the store a couple of times » (« le mec appelé John qui est venu au magasin deux fois »), mais en tant que chanteur. Lorsque Johnny Rotten a été pris au sein du groupe, Vivienne Westwood a annoncé à son mari qu'il n'a pas engagé le « bon John ». Westwood a recommandé John Beverley, futur Sid Vicious.
L'héritage
L'écrivain et critique rock Greil Marcus a abordé l'histoire des Sex Pistols dans son ouvrage Lipstick Traces ; en les reliant à l'histoire souterraine des gnostiques et du dadaïsme.
On doit aux Pistols l'avènement de toute la scène new-wave et indépendante des années 1980 jusqu'à nos jours[réf. nécessaire]. Ils incitèrent toute une jeunesse (des punks que rejetait Johnny Rotten puisqu'ils avaient été absorbés par le système ; selon ses propres mots il ne se considérait donc aucunement comme un punk) à prendre une part active dans le mouvement porté par un désir d'action et de révolte face aux normes établies. Le Punk fut un grand moment de contestation sociale, d'activisme indépendant, de fanzines, du "Do it yourself", qui, parti du Royaume-Uni a gagné pratiquement le monde entier. Un rendez-vous de toute une partie de la jeunesse avec l'histoire et l'esprit de renouveau de son temps. Comme Mai 68 on retrouve sa trace à différents niveaux de la société, il a apporté un renouveau et un vent de liberté qui dépasse le strict cadre de la musique. En ce sens l'esprit Punk a évolué mais reste toujours actuel, en rapport avec les zones d'ombres des sociétés modernes.
Les Membres Des Sex Pistols
Johnny Rotten
Steve Jones
Glen Matlock (renvoyé du groupe, puis rappelé pour l'enregistrement du disque)
Paul Cook
Anciens membres Sid Vicious (décédé)
Discographie Des Sex Pistols
Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols (28 octobre 1977)
Single: Anarchy In The UK
Discopunk (20 juin 1978)
The Great Rock 'n' Roll Swindle (26 février 1979)
Some Product: Carri on Sex Pistols (interviews et gingles radio) (27 juillet 1979)
Flogging a Dead Horse (compilation) (16 février 1980)
Live in Trondheim 21st July 1992
Kiss This: The Best Of (10 octobre 1992)
Filthy Lucre Live (24 juin 1996)
Jubilee: The Best Of (27 mai 2002)
Sex Pistols (coffret) (2 juin 2002)
Raw and Live (16 février 2004)
Spunk (Original 1977 Bootleg Album) (10 juillet 2006
Site Officiel Des Sex Pistols : http://www.sex-pistols.net/
Biographie Des Sex Pistols
Origines et formation
Les Sex Pistols sont nés de la formation de The Strand (parfois appelés The Swankers), un groupe londonien formée en 1973, avec Steve Jones au chant, Paul Cook à la batterie, Wally Nightingale à la guitare. La bande inclut aussi Jim Mackin à l'orgue et Stephen Hayen (et plus tard Del Noones) à la basse.
Les membres du groupe fréquentent régulièrement deux magasins de vêtements sur Kings Road, dans le quartier londonien de Chelsea, Acme Attractions, tenu par Don Letts et Too Fast to Live, Too Young to Die, géré par le couple Vivienne Westwood et Malcolm McLaren. Ces derniers ont ouvert leur commerce en 1971 sous l'enseigne Let it Rock, s'inspirant du style Teddy Boys dans leurs créations. Let it Rock a été renommé en 1972. Le commerce est rapidement devenu un point de fréquention et de rencontre de la scène punk rock anglaise. Ainsi, de nombreuses personnalités se côtoient, tels que Sid Vicious, Soo Catwoman, Captain Sensible, Jah Wooble, Gene October, Mick Jones, Tony James et Marco Pirroni3. Tous sont contre la mode aux cheveux longs et jeans évasés qui ont dominés dans les années 1970.
Au début de l'année 1974, Jones convainc McLaren d'aider la formation The Strand. Celui-ci devient alors manager du groupe, et leur paye un premier local de répétition. Glen Matlcok, un étudiant en art qui travaille pour le commerce du couple Westwood/McLaren, est alors recruté et désigné comme bassiste régulier. En novembre de la même année, McLaren doit partir quelques temps pour New York. Parallèlement à son départ, sa boutique change à nouveau de nom devenant SEX. Vivienne Westwood abandonne la mode rétro et se concentre sur une mode sadomasochiste, dite « anti-fashion ».
Après avoir brièvement été manager des New York Dolls, McLaren retourne à Londres en mai 1975, inspiré par la scène punk qui a débuté dans le Lower Manhattan. The Strand, dont le manager est provisoirement Bernard Rhodes, commencent alors à répéter régulièrement et se produit en public pour la première fois. Après le retour de McLaren, le guitariste Wally Nightingale est renvoyé et Steve Jones prend sa place. McLaren et le reste de la formation commencent alors à chercher un nouveau membre pour assurer le chant.
L'arrivée de Johnny Rotten
En août 1975, Steve Jones et Bernard Rhodes (futur manager des Clash) aperçoivent John Lydon (qui sera connu sous le nom de scène de Johnny Rotten) à la boutique SEX. D'après Jones, « John Lydon est venu avec des cheveux taints en vert. J'ai pensé qu'il avait vraiment un visage intéressant. J'aimais bien son look. Il portait un t-shirt avec les inscriptions : Je déteste Pink Floyd. John avait quelque chose de spécial, mais quand il parlait c'était un véritable enfoiré—mais élégant. »8 Repéré, John Lydon est incité à chanter sur le juke-box de la boutique, un morceau d'Alice Cooper, I'm Eighteen. Malgré une interprétation risible, McLaren convainc les membres du groupe de répéter avec John Lydon.
Le journaliste de NME Nick Kent, qui répétait parfois avec le groupe, est alors contraint de s'en séparer, à cause de l'arrivée de John Lydon. Selon ce dernier, « quand je suis arrivé au sein du groupe, j'ai jeté un regard sur lui et me suis dit : Non. Ça doit partir. Il n'a jamais écrit un bon mot sur moi depuis. » Après le départ de Kent, Paul Cook commence à penser que Jones n'assure pas sa place de guitariste seul. Le groupe publie alors sur le magazine musical Melody Maker une annonce de recherche d'un second guitariste. Un musicien, Steve New, y répond, et intègre la formation, mais après quelques semaines de répétition, quitte celle-ci.
En septembre 1975, McLaren loue de nouveau un studio de répétition au groupe, qui commence à monter sur scène dans les pubs londoniens. La formation acquiert par ailleurs son nom définitif, Sex Pistols. Le nouveau quatuor s'arrange alors avec son bassiste Glen Matlock, qui étudie au Central Saint Martins College of Art and Design, pour pouvoir y jouer. Les 5 et 6 novembre 1975, les Sex Pistols s'y produisent. Puis, le groupe multiplie les concerts dans les universités aux alentours de Londres. Gagnant peu à peu de la notoriété auprès de la scène punk londonnienne, les Sex Pistols se font suivre en concert par des groupes tels que Siouxsie Sioux, Steve Severin et Billy Idol. Ces proches de la bande forment alors les Bromley Contingent. Le look provocateur et radical des Sex Pistols, issu la boutique SEX, créé une tendance que les proches du groupe adoptent.
Au début de l'année 1976, les Sex Pistols élargissent leur lieux de concert et se produisent dans d'autres clubs londonniens tels que le 100 Club, situé sur Oxford Street. Le 4 juin 1976, sur une invitation de Howard Devoto et de Pete Shelley (futur leader des Buzzcocks), la formation joue son premier concert à Manchester. Leur performance au Free Trade Hall répand le punk rock partout en ville. Par ailleurs, deux autres groupes de punk rock londoniens se forment, The Clash et The Damned . Ces derniers commencent à jouer en première partie des concerts des Sex Pistols, respectivement les 4 et 6 juillet 1976. Le 3 septembre de la même année, les Sex Pistols jouent leur premier concert en dehors de la Grande-Bretagne, à Paris, à l'ouverture du Club De Chalet Du Lac. Puis, ils accomplissent leur première grande tournée en Grande-Bretagne, qui se déroule entre mi-septembre et début décembre.
EMI et l'incident avec Bill Grundy
Après le déroulement du premier festival punk au 100 Club, les 20 et 21 septembre 1976 , les Sex Pistols signent un contrat avec le label EMI. Le premier single du groupe, Anarchy in the U.K. est enregistré au cours du mois d'octobre et sort le 26 novembre 1976. Il est produit par Chris Thomas, qui a également produit Roxy Music et mixé Pink Floyd sur leur album The Dark Side of the Moon. Contredisant les rumeurs comme quoi les groupes de punk rock ne savent pas jouer de leurs instruments sur scène, la presse musical révèle que les Sex Pistols sont un groupe capable, tendu et sauvage en concert .
L'attitude et le comportement des Sex Pistols attirent davantage l'attention que leur musique. Le 1er décembre 1976, les membres des admirateurs du groupe, les Bromley Contingent, ainsi que la formation elle-même, crééent une tempête publicitaire lors d'une émission de début de soirée, Today, en direct sur la chaîne Thames Television. Alors que l'émission prend fin et que le groupe Queen s'apprête à entrer sur scène, les Bromley Contingent, ivres, investissent le plateau. L'interview entre l'animateur Bill Grundy et les membres des Bromley Contingent se passe mal. Provoqués par l'animateur, Johnny Rotten utilise durant l'interview le mot « merde » (shit) et insulte Bill Grundy. Celui-ci se moque de la bande et flirt avec Siouxsie Sioux. Puis Steve Jones insulte également Grundy. Queen a ainsi dû annuler son passage à l'émission à la dernière minute.
Bien que l'émission ait été diffusée dans la région londonienne seule, cet événement a causé la fureur dans la presse populaire les jours qui ont suivis. Ainsi, The Daily Mirror a écrit son célèbre titre The Filth and the Fury (« La Répugnance et la Fureur »), tandis que le Daily Express a publié Punk? Call it Filthy Lucre (« Punk? Appelez-le Lucre Répugnante »). Thames Television suspend alors provisoirement l'animateur Bill Grundy, mais cet incident met un terme à sa carrière.
Cet épisode créé alors une publicité importante pour les Sex Pistols, et le punk s'intègre de plus en plus dans le courant populaire. Le groupe débute une nouvelle tournée, Anarchy Tour for the U.K.. Grand nombre de leurs concerts sont alors envahis et critiqués par la presse hostile voire annulés par les organisateurs et autorités locales. Dans une interview à la télévision, le conseiller municipal de Londres Bernard Brook Partridge déclare à propos des groupes de punk rock : « Some of these groups would be vastly improved by sudden death ... I would like to see someone dig a huge hole and bury the lot of them in it. » « Beaucoup de ces groupes vont être confrontés à une mort soudaine. J'aimerais apercevoir quelqu'un creuser un immense trou pour pouvoir y enterrer la plupart. »
Après la fin de la tournée des Sex Pistols en décembre 1976, la maison de disque EMI arrange au groupe une série de concerts en janvier 1977 au Paradiso, à Amsterdam, aux Pays-Bas. Mais avant l'embarquement du groupe à l'aéroport de Londres Heathrow, ses membres engagent une dispute avec les membres du staff de l'aéroport. Le magazine musical Rolling Stone relate les faits : « One witness claimed the Sex Pistols were doing something so disgusting that she could not repeat it for publication ... it became generally believed Jones had been vomiting on old ladies in the preflight lounge. » (« Un témoin a vu les Sex Pistols en train de faire des choses tellement répugnantes qu'elle ne pouvait pas le dire afin que ce soit publié ... il a été cru que Jones a vomi sur des femmes agées dans la salle d'embarquement. ». Deux jours après les faits, EMI rompt son contrat avec les Sex Pistols. Johnny Rotten déclare alors : « I don't understand it. All we're trying to do is destroy everything » (« Je ne comprends pas. Tout ce que nous essayons de faire détruit absolument tout. »
L'arrivée de Sid Vicious
Les concerts du groupe en janvier 1977 au Paradiso d'Amsterdam sont les derniers avec son bassiste Glen Matlock. En effet, celui-ci s'en sépare au mois de févier. Selon la légende populaire, Matlock est contraint de quitter la formation parce qu'il aime et écoute les Beatles2. Steve Jones explique plus tard la raison pour laquelle Matlock est parti : il ne s'est pas bien intégré au groupe. Quant à Matlock, il explique qu'il a quitté la formation volontairement, surtout à cause de ses relations de plus en plus tendues avec Johnny Rotten. Selon lui, ces tensions auraient été orchestrées par Malcolm McLaren. Après son départ, Glen Matlock forme immédiatement son propre groupe, Rich Kids, avec Midge Ure, Rusty Egan et Steve New.
Les Sex Pistols n'ont alors plus de bassiste ; c'est alors qu'ils décident d'intégrer un ami de Johnny Rotten, Sid Vicious (né John Simon Ritchie, puis connu sous le nom de John Beverley), ancien batteur de Siouxsie and the Banshees et de The Flowers of Romance. Le manager Malcolm McLaren aprouve l'arrivée de Vicious, approuvant son look et son attitude punk, mais au détriment de ses capacités à jouer. McLaren déclare alors qu'au début de la carrière des Sex Pistols, sa femme, Vivienne Westwood, lui a encouragé d'engager « the guy called John who came to the store a couple of times » (« le mec appelé John qui est venu au magasin deux fois »), mais en tant que chanteur. Lorsque Johnny Rotten a été pris au sein du groupe, Vivienne Westwood a annoncé à son mari qu'il n'a pas engagé le « bon John ». Westwood a recommandé John Beverley, futur Sid Vicious.
L'héritage
L'écrivain et critique rock Greil Marcus a abordé l'histoire des Sex Pistols dans son ouvrage Lipstick Traces ; en les reliant à l'histoire souterraine des gnostiques et du dadaïsme.
On doit aux Pistols l'avènement de toute la scène new-wave et indépendante des années 1980 jusqu'à nos jours[réf. nécessaire]. Ils incitèrent toute une jeunesse (des punks que rejetait Johnny Rotten puisqu'ils avaient été absorbés par le système ; selon ses propres mots il ne se considérait donc aucunement comme un punk) à prendre une part active dans le mouvement porté par un désir d'action et de révolte face aux normes établies. Le Punk fut un grand moment de contestation sociale, d'activisme indépendant, de fanzines, du "Do it yourself", qui, parti du Royaume-Uni a gagné pratiquement le monde entier. Un rendez-vous de toute une partie de la jeunesse avec l'histoire et l'esprit de renouveau de son temps. Comme Mai 68 on retrouve sa trace à différents niveaux de la société, il a apporté un renouveau et un vent de liberté qui dépasse le strict cadre de la musique. En ce sens l'esprit Punk a évolué mais reste toujours actuel, en rapport avec les zones d'ombres des sociétés modernes.
Les Membres Des Sex Pistols
Johnny Rotten
Steve Jones
Glen Matlock (renvoyé du groupe, puis rappelé pour l'enregistrement du disque)
Paul Cook
Anciens membres Sid Vicious (décédé)
Discographie Des Sex Pistols
Never Mind The Bollocks, Here's the Sex Pistols (28 octobre 1977)
Single: Anarchy In The UK
Discopunk (20 juin 1978)
The Great Rock 'n' Roll Swindle (26 février 1979)
Some Product: Carri on Sex Pistols (interviews et gingles radio) (27 juillet 1979)
Flogging a Dead Horse (compilation) (16 février 1980)
Live in Trondheim 21st July 1992
Kiss This: The Best Of (10 octobre 1992)
Filthy Lucre Live (24 juin 1996)
Jubilee: The Best Of (27 mai 2002)
Sex Pistols (coffret) (2 juin 2002)
Raw and Live (16 février 2004)
Spunk (Original 1977 Bootleg Album) (10 juillet 2006
Site Officiel Des Sex Pistols : http://www.sex-pistols.net/
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